Archives de
Catégorie : Histoire

Le Catenacciu à Sartène

Le Catenacciu à Sartène

SARTENE - Catenacciu prend la croix dans l'église Les Sartenais ont à cœur de perpétuer une très ancienne tradition religieuse datant du XIIIème siècle qui semble défier le temps : « u catenaccciu ». Cette cérémonie symbolise la montée du Christ au calvaire.

SARTENE - Catenacciu porte la croix

Le soir du Vendredi saint, la vieille ville revit la passion du christ à travers la procession du catenacciu. Doucement la nuit tombe, les fenêtres s’illuminent de bougies, les ombres lentes s’acheminent vers la place Porta. À mesure que la clarté des bougies se fait plus forte, les lamentations prennent de l’ampleur, reprises par des milliers de voix : «Perdono  mio Dio ; Perdono è pietà». Les portes de l’édifice sacré s’ouvrent à deux battants, et la procession sort de l’église.

Le Catenacciu, pénitent rouge en cagoule, chaînes aux pieds (d’un poids de 17 kgs) portant une croix en chêne massif de 37 kgs,  effectue à travers la ville un parcours de 1,8 km et doit tomber trois fois sur son chemin, à l’image du Christ. La liste des volontaires du catenacciu est très longue ; le pénitent, dont personne ne connait l’identité -hormis le curé-, a attendu ce moment durant de longues années.

SARTENE - Catenacciu par terre 2

Catenacciu
De catena, chaîne en latin

En savoir plus :  http://corse.france3.fr/2013/03/30/vendredi-saint-ferveur-religieuse-autour-du-catenacciu-225675.html

Contes autour des légendes de Corse samedi à Cozzano

Contes autour des légendes de Corse samedi à Cozzano

conférence Contes Cozzano

A Casa Dipartimintali di u libru, en partenariat avec la bibliothèque départementale de prêt de la Corse-du-Sud et la commune de Cozzano , vous convient le samedi  21 décembre  2013, à partir de 14h30, à une après-midi contes autour des « Légendes de Corse » animée par Francette ORSONI.

S’en suivra une conférence tout public « Un regard sur la tradition orale Corse ».

Pour tout renseignement et autre actualité, vous pouvez consulter le site de la Bibliothèque de la Corse du Sud http://biblio.cg-corsedusud.fr/

Les Journées Napoléoniennes d’Ajaccio du 13 AU 15 AOUT 2013

Les Journées Napoléoniennes d’Ajaccio du 13 AU 15 AOUT 2013

AJACCIO-LES-JOURNEES-NAPOLEONIENNES-D-AJACCIO-DU-13-AU-15-AOUT_1Aux cérémonies religieuses de l’Assomption, viennent s’ajouter les fêtes Napoléoniennes : Grand défilé, parade, spectacles, en tenue d’époque, cérémonies commémorant l’anniversaire de la naissance de NAPOLEON 1er, et pyrosymphonie en baie d’AJACCIO, constituent le programme de ces festivités dont la journée du 15 août est le point culminant.





PROGRAMME :

EVENEMENT – Les Journées Napoléoniennes de la Ville d’Ajaccio. Du Mardi 13 au jeudi 15 août 2013.

  • Les 13 et 14 août à 10h à 19h – Exposition du matériel de santé de la Grande Armée, cour anglaise de l’Hôtel de Ville.
  • Mardi 13 août – Défilés 18h – Départ Fossés de la Citadelle avec comme parcours : Rues Roi de Rome, Bonaparte, Danielle Casanova, Place Foch.
  • Mardi 14 août 12h – Aubade Place Foch 18h – Départ Fossés de la Citadelle avec comme parcours : Rues Roi de Rome, Bonaparte, Danielle Casanova, Place Foch 21h – Grande Soirée Empire Place de Gaulle avec les Danses Impériales et Spectacle son et lumière « Le Paysan, histoire de circonscription ».
  • Jeudi 15 août de 10h à 12h – Cérémonies officielles Participation des troupes aux cérémonies officielles, civiles et militaires. Animation gratuite

 AJACCIO-LES-JOURNEES-NAPOLEONIENNES-D-AJACCIO-DU-13-AU-15-AOUT_2 AJACCIO-LES-JOURNEES-NAPOLEONIENNES-D-AJACCIO-DU-13-AU-15-AOUT_3 AJACCIO-LES-JOURNEES-NAPOLEONIENNES-D-AJACCIO-DU-13-AU-15-AOUT_4 AJACCIO-LES-JOURNEES-NAPOLEONIENNES-D-AJACCIO-DU-13-AU-15-AOUT_5

Contact :

OFFICE DE TOURISME D’AJACCIO

3 Boulevard du roi jérôme
BP.21
20181     Ajaccio
+33 (0)4 95 51 53 03
info@ajaccio-tourisme.com
www.ajaccio-tourisme.com

Bastia-Ile d’Elbe: un ferry pour l’archipel toscan durant la saison estivale

Bastia-Ile d’Elbe: un ferry pour l’archipel toscan durant la saison estivale

Jusqu’au 6 septembre à raison de quatre trajets maritimes par semaine, la Corse et l’île d’Elbe sont plus que jamais voisines. Au départ de Bastia, les passagers ont ainsi la possibilité de découvrir la culture de la plus grande île de l’archipel toscan, premier lieu d’exil pour Napoléon Bonaparte. Le trajet dure environ 1h30 pour 40 kilomètres seulement entre les deux îles.

Portoferraio est la principale agglomération de l'île d'Elbe, située dans la province de Livourne, dans la région deToscane.
Portoferraio est la principale agglomération de l’île d’Elbe, située dans la province de Livourne, dans la région deToscane.

La compagnie maritime Corsica Ferries a effectué lundi 8 juillet la première rotation de sa nouvelle ligne entre le port de Bastia en Corse et celui de Portoferraio, sur la côte nord de l’île d’Elbe le temps de la saison estivale.

Une façon également de rapprocher la Corse de la côte toscane et de Rome. Depuis 2012, la compagnie italienne relie déjà le port de Portoferraio à Piombino, sur la côte italienne.

La liaison, subventionnée par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Haute-Corse, espère faire le plein pour être reconduite ensuite. Le seuil de rentabilité a été fixé à 10.000 places dans l’été, pour la ligne Bastia-Elbe, et de 150.000 places pour la ligne Elbe-Piombino.

Histoire de la Corse

Histoire de la Corse

De Rome à Paris en passant par Gênes, de nombreuses puissances ont tenté de conquérir la Corse. Mais en débarquant sur l’île de beauté, elles se sont heurtées à un peuple peu enclin à se laisser dominer. Toujours convoitée, mais jamais vraiment conquise, la Corse s’est construite à travers et contre les invasions successives.

 

Au cœur de la Méditerranée

 

Occupée depuis le IXème siècle avant J.-C., la Corse est dès l’Antiquité une terre convoitée par les grandes puissances. Tandis que les Phéniciens y établissent des comptoirs, les Phocéens mettent un pied sur l’île dès 565 avant J.-C. La Corse constitue alors une étape vers la Grèce. Les Phocéens importent d’ailleurs leur culture, notamment la vigne, le blé ou encore des infrastructures citadines. Cependant, ils ne pénètrent pas véritablement dans les terres et doivent faire face aux tentatives d’incursions carthaginoises. Celles-ci parviennent à les déloger dès le siècle suivant.
En 259 avant J.-C., c’est au tour de Rome de convoiter la Corse. Cependant, la population fait preuve d’une exceptionnelle résistance face à la République. Celle-ci met près d’un siècle à pacifier l’île. Il s’ensuit une période relativement stable et prospère.

 

Vandales, Byzantins, Papes et Pise…

 

Au IVème siècle, la Corse n’est pas épargnée par les invasions barbares dues à la décadence de Rome. Les Vandales traversent l’île qui sombre dans une situation économique difficile. En 533, Byzance chasse les Vandales mais ses précepteurs ne sont guère plus justes avec la population locale. Si bien que le Pape s’inquiète du sort des Corses et installe plusieurs évêchés. En 755, Pépin le Bref confirme le pouvoir de la Papauté. Cependant, celle-ci est incapable d’empêcher les incursions des sarrasins.
Au XIème siècle, l’Eglise décide de confier l’administration de la Corse à Pise. Mais cette dernière est vite contrariée par les ambitions de Gênes. Pendant un siècle, les deux puissances italiennes se disputent la domination de l’île, jusqu’à la victoire de Gênes lors de la bataille de Maloria, le 6 août 1284.

 

Sous la domination génoise

 

La Corse semble soumise aux jeux des grandes puissances, pourtant sa population ne renonce pas à son identité. Ainsi, si Gênes domine l’île pendant cinq cents ans, c’est au prix de luttes interminables. Contre la Maison d’Aragon d’une part, qui a la préférence de la Papauté. Or cette dernière n’a pas renoncé totalement à l’île de beauté : le Pape avait cédé l’administration à Pise mais le territoire est théoriquement en sa possession.
A l’intérieur, les Corses ne laissent guère de repos aux Génois, se disputant le territoire tout en nouant des alliances avec des puissances européennes. En fait, Gênes finit par concéder l’administration de l’île au puissant Office de Saint-Georges. Celle-ci l’abandonnera une première fois au duc de Milan avant de la reprendre quinze ans plus tard. Finalement, l’Office de Saint-Georges engage une campagne répressive sans concession pour pacifier le territoire. Nous sommes alors en 1478. Après deux cents années de présence génoise, le calme semble revenu.
Mais le répit ne durera pas un siècle. La France, en lutte avec l’Espagne pour la domination de l’Italie, donne son soutien à Sampiero D’Ornano, héritier des exilés de 1478. Celui-ci débarque en Corse en 1553 et proclame le rattachement de cette dernière à la France en 1556. Mais, en difficulté face à l’Espagne de Philippe II, Henri II cède la Corse aux Génois trois ans plus tard dans le Traite de Cateau-Cambrésis.

 

La révolution corse

 

Durant les siècles suivants, la Corse ne connaît pas de grands bouleversements. Cependant, la présence génoise est difficilement acceptée. En effet, outre une pression fiscale importante, une justice parfois inique, la population locale se voit refuser les postes d’administration. Au début du XVIIIème, la situation économique se complique. En 1715, craignant les troubles, Gênes interdit le port d’arme, allant à l’encontre d’une tradition locale très implantée. De surcroît, pour remplacer les impôts attachés à ce droit, elle instaure une taxe exceptionnelle. Lorsqu’en 1729, le gouverneur reconduit cette taxe dans une situation de disette, des émeutes éclatent à travers le pays. Au départ à l’écart, la noblesse rejoint le peuple et tente de trouver des alliés en Europe. Alors que personne ne répond aux Corses, Gênes trouve un allié en Autriche. L’Empereur fait débarquer ses troupes mais celles-ci sont repoussées. Gênes fait alors des concessions en 1732 dans la paix de Corte.
Mais cette situation ne convient pas aux Corses qui proclament leur indépendance en janvier 1735 et mettent en place une monarchie constitutionnelle dirigée par l’aristocrate allemand Von Neuhoff. Celui-ci ne reste en fait que neuf mois au pouvoir tandis que la France signe un traité d’assistance avec Gênes en 1738. Après une première tentative infructueuse en 1739, la France écrase les indépendantistes en 1740.

 

La Corse indépendante

 

Toutefois, la France finit par prendre trop de liberté en Corse au goût des Génois. Ceux-ci demandent le départ des troupes en 1752. L’activisme corse reprend alors de plus belle notamment lorsque Pascal Paoli débarque en avril 1755. Quelques mois plus tard, le 14 juillet 1755, il proclame l’indépendance.
Dotant le pays d’une constitution républicaine, il engage un programme de développement du pays dans tous les domaines : économique avec la création d’une monnaie, territorial avec la désignation de Corte comme capitale ou encore culturel avec la création d’une université dans cette même ville. Ne parvenant à déloger les Génois de Calvi, il fait construire l’Île-Rousse afin de disposer d’un port.

 

La Corse française

 

Gênes ne se maintient que dans quelques places fortes et décide de confier l’administration de l’île à la France pour une période de dix ans. C’est le traité de Versailles de 1768. Dès l’année suivante, la royauté engage une guerre contre les indépendantistes et les défait lors de la bataille de Ponte-Novo, le 9 mai 1769. Gênes ne sera jamais capable de rembourser la France pour les dépenses engagées. En 1789, au nom du principe des peuples à disposer d’eux-mêmes la Corse devient Française.
Cependant, tandis qu’elle s’apprête à fournir à la métropole une de ses figures historiques, Napoléon Bonaparte, la Corse a quelques difficultés à s’aligner sur le modèle centralisé des Jacobins. Elle souhaite en effet préserver son identité. Paoli, revenu gouverner l’île après la Révolution, fait sécession avec la capitale, chasse Bonaparte et s’allie à l’Angleterre. Mais l’épisode sera de courte durée. Dès 1796, la Corse est à nouveau française.

 

Bonaparte, ferment de l’intégration

 

Depuis toujours réticente à toute domination, la Corse se trouve rapidement des liens affectifs avec la France, notamment grâce à l’admiration pour Napoléon Bonaparte. Devenue département en 1811, elle reste fermement attachée au bonapartisme tout au long du XIXème siècle, et même au XXème siècle pour Ajaccio. Durant la Première Guerre mondiale, beaucoup de Corses s’engagent dans l’armée. Lors de la Seconde Guerre mondiale, elle est occupée par les Italiens mais, grâce notamment à ses résistants, elle devient le premier département français libéré.
Après l’indépendance algérienne, la Corse accueille beaucoup de pieds-noirs qui contribuent à modifier son économie. Mais le début des années 1970 marque une nouvelle ère avec le renouveau des mouvements indépendantistes. De nombreux attentats y sont perpétués, le plus grave remontant à 1998 avec l’assassinat du préfet Claude Erignac. Ces événements sont notamment à l’origine de tentatives de règlement politique de la situation, pas toujours réussis. Si le Processus de Matignon est promulgué en 2002, le référendum de 2003 sur la réforme des institutions corses est refusé lors d’un référendum.