Archives de
Auteur : Chantal Landi-Costérian

Le Catenacciu à Sartène

Le Catenacciu à Sartène

SARTENE - Catenacciu prend la croix dans l'église Les Sartenais ont à cœur de perpétuer une très ancienne tradition religieuse datant du XIIIème siècle qui semble défier le temps : « u catenaccciu ». Cette cérémonie symbolise la montée du Christ au calvaire.

SARTENE - Catenacciu porte la croix

Le soir du Vendredi saint, la vieille ville revit la passion du christ à travers la procession du catenacciu. Doucement la nuit tombe, les fenêtres s’illuminent de bougies, les ombres lentes s’acheminent vers la place Porta. À mesure que la clarté des bougies se fait plus forte, les lamentations prennent de l’ampleur, reprises par des milliers de voix : «Perdono  mio Dio ; Perdono è pietà». Les portes de l’édifice sacré s’ouvrent à deux battants, et la procession sort de l’église.

Le Catenacciu, pénitent rouge en cagoule, chaînes aux pieds (d’un poids de 17 kgs) portant une croix en chêne massif de 37 kgs,  effectue à travers la ville un parcours de 1,8 km et doit tomber trois fois sur son chemin, à l’image du Christ. La liste des volontaires du catenacciu est très longue ; le pénitent, dont personne ne connait l’identité -hormis le curé-, a attendu ce moment durant de longues années.

SARTENE - Catenacciu par terre 2

Catenacciu
De catena, chaîne en latin

En savoir plus :  http://corse.france3.fr/2013/03/30/vendredi-saint-ferveur-religieuse-autour-du-catenacciu-225675.html

Les ambassadeurs mormons en Corse recensent les morts

Les ambassadeurs mormons en Corse recensent les morts

Quatre représentants de l’Eglise de Jésus-Christ des saints des derniers jours sillonnent la Corse.  En accord avec les archives départementales de l’île, ils procèdent  également au recensement gratuit des registres d’état civil des cimetières. Dans l’île, cet usage fait polémique.

momon en Corse

En France, 45 départements ont déjà passé ce type de convention avec cette église chrétienne restaurationniste née dans l’État de New York, aux États-Unis, en 1830 et dont le siège mondial se trouve à Salt Lake City dans l’Utah.

Evangiles et généalogie

Les saints des derniers jours considèrent que leur première obligation est d’accomplir, par procuration, les ordonnances du temple pour les membres décédés de leur famille afin de leur permettre de recevoir les bénédictions de l’Évangile.

Les saints des derniers jours croient que ces ordonnances scellent ou lient les familles ensemble, l’objectif étant une chaîne ininterrompue jusqu’à Adam.
Cette volonté a motivé l’invention de la norme GEDCOM et la recherche d’actes anciens, notamment grâce à la technologie du microfilm leur permettant de sauvegarder leur généalogie.
Son site FamilySearch, dont les ressources sont gratuitement disponibles au public, est l’un des sites généalogiques les plus utilisés sur Internet.

Plus d’infos sur le site de FR3 Via Stella

Sant’Antoninu en Balagna restera un des “plus beaux villages de France”

Sant’Antoninu en Balagna restera un des “plus beaux villages de France”

Suite aux recours déposés, le Tribunal administratif de Bastia a annulé le 19 décembre 2013 la Déclaration d’utilité publique (D.U.P.) du 10 juillet 2012 du Sous-Préfet de Calvi concernant le projet d’acquisition par expropriation d’un terrain de 13 894 m2 en vue de réaliser un nouveau parking communal.

SantAntoninu - champ qui devait devenir parking

U Levante ne peut que se féliciter des conséquences de cette annulation :

  • un propriétaire rétabli dans ses droits ;
  • la sauvegarde d’une terre agricole de très bonne potentialité ;
  • le maintien d’un berger et de son troupeau d’ovins ;
  • l’abandon de la création d’un nouveau parking démesuré entraînant un bilan négatif coût/avantage du projet pour la commune.

Ainsi le site gardera son cachet avec, en premier plan, une zone pâturée qui renforce son aspect bucolique, ce qui, à juste titre, permet à Sant’ Antoninu de demeurer un des « plus beaux villages de France ».

Télécharger le Jugement du Tribunal Administratif de Bastia en PDF

Plus d’infos sur le site de U LEVANTE

Oletta : le tribunal administratif suspend partiellement le PLU et sauve des terres agricoles

Oletta : le tribunal administratif suspend partiellement le PLU et sauve des terres agricoles

 Saisi par le Préfet, le juge des référés du Tribunal Administratif de Bastia a, par ordonnances des 29 octobre et 19 novembre 2013, considéré qu’il existait, dans la plaine d’Oletta, Haute-Corse, au sud de San Fiurenzu/Saint Florent, en l’état de l’instruction du dossier, un doute sérieux sur la légalité des zones urbanisables ou à urbaniser.

oletta-image- PLU

Selon le juge, ces zones n’apparaissent pas compatibles avec l’article L. 145-3 du code de l’urbanisme (précisé dans le Schéma d’aménagement de la Corse) qui affirme que « les terres nécessaires au maintien et au développement des activités agricoles, pastorales et forestières sont préservées. La nécessité de préserver ces terres s’apprécie au regard de leur rôle et de leur place dans les systèmes d’exploitation locaux. Sont également pris en compte leur situation par rapport au siège de l’exploitation, leur relief, leur pente et leur exposition ».

Les ordonnances ont pour effet de suspendre la création de toutes ces zones de la plaine d’Oletta dans l’attente du jugement définitif sur la légalité du PLU, qui devrait intervenir dans quelques mois. Les travaux de construction ne pourront donc pas débuter dans ces zones.

U Levante, après avoir observé, pendant l’enquête publique, que ces zones classées constructibles auraient dû être classées en zones A (A= Agricoles) … a également déposé un recours contre le PLU devant le tribunal administratif, demandant l’annulation, entre autres, de ces zones.

Le P.L.U. querellé rendait en effet urbanisables, d’une part des terres actuellement exploitées par des agriculteurs et éleveurs, situées à proximité immédiate du siège des exploitations, qui sont nécessaires à leur maintien, d’autre part des terres à très forte potentialité agropastorale, mécanisables, irrigables et en continuité avec des exploitations agricoles, ce qui hypothèque le développement de ces dernières.

Des observations similaires ont été faites par les personnes publiques associées.

Ainsi, la Préfecture de Haute-Corse (DDTM) précise  dans son avis du 25/09/2012 :

« c) protection des espaces naturels et agricoles

(…) Par conséquent, afin de rendre le zonage cohérent avec le PADD et conforme à la loi Montagne et à la jurisprudence, je vous saurai gré de bien vouloir réduire les zones U de Vitricione, Croce et Luccia ainsi que la zone AU de Viecolaja, reclasser les secteurs AU de Croce, Preschi ainsi que la zone U de Fontanelle, »

La Chambre d’Agriculture de Haute-Corse précise  dans son avis du 03/10/2012 :

« Pour donner un avis sur un document d’urbanisme la Chambre d’Agriculture de Haute Corse privilégie la pérennité des exploitations existantes, et le maintien du potentiel agricole du territoire.

Nous avions déjà examiné votre projet de février 2012, et à l’examen de ce nouveau document nous regrettons que vous n’ayez pas tenu compte des principales remarques que nous avions émises, ce qui nous amène à émettre de nouveau un avis défavorable.

Nous renouvelons notre souhait de voir le développement urbain s’axer autour du bâti existant pour préserver les fonds de la vallée mécanisable qui présentent une vraie potentialité agricole, et limiter l’agrandissement des hameaux existants dans cette zone de la plaine.

Une frontière lisible entre urbanisation et agriculture est nécessaire à une bonne réciprocité. Le zonage proposé dans votre projet sur ces zones crée des enclaves de terres agricoles qui seront, à terme, soumises à une pression foncière importante.

Enfin votre proposition restreint la zone agricole d’environ 35 hectares d’espaces mécanisables et de châtaigneraie. »

De même, selon l’INAO (Avis du 10/02/2012) :

«Bien que le projet de zonage du PLU classe dans sa globalité près de 43% du territoire communal en zone agricole, soit 1021 hectares, et plus de 47% en zone naturelle, l’ouverture à l’urbanisation dans certains secteurs porte atteinte à cette agriculture de qualité. (…)

En conclusion, l’Institut émet un avis défavorable à l’encontre du projet de PLU de la commune d’Oletta et demande que les remarques explicitées ci-dessus soient prises en considération et que les secteurs et parcelles susnommées soient maintenues en zone agricole. »

 Oletta environs - PLU

C’est donc en toute connaissance de cause, que la commune d’Oletta (délibération du Conseil Municipal du 28/03/2013) s’est mise hors la loi. Elle a même augmenté l’emprise des zones urbaines et à urbaniser sur ces terres agricoles, les portant à 53 hectares… Elle a cherché à passer en force mais, fort heureusement, l’État est intervenu judiciairement.

PS : C’est sans doute cette mutation des terres agricoles en terres urbanisables qui a valu à la commune, en novembre 2013, la Marianne d’or du développement durable, pour, entre autres actions, sa vigilance contre la spéculation immobilière ? Une récompense couverte de ridicule.

1 – « L’exécution de la délibération en date du 28 mars 2013, pour laquelle le conseil municipal de la commune d’Oletta a approuvé le plan local d’urbanisme est suspendu au plus tard jusqu’à ce qu’il soit statué sur la requête tendant à l’annulation de cette délibération, en tant qu’elle crée des zones U3 et AU1 dans les secteurs de Coce et de Piedalbuccio, en tant qu’elle crée des zones U3 dans les secteurs de Gadelle et de Rondinajo et des zones AU1 dans les secteurs de Vitriccione et de Campiglione et, enfin, en tant qu’elle institue une zone UE, y compris un sous secteur UEi ainsi qu’une zone AU1 dans les secteurs de Chioso/Vescovo et de Nunziata/Lumio. »

Pour en savoir plus, allez sur le site d’ U Levante !

Razzia sur la Corse. « Vous êtes des cadavres »

Razzia sur la Corse. « Vous êtes des cadavres »

Razzia sur la Corse - livre d'Hélène ConstantyRazzia sur la Corse : Des plasticages à la folie spéculative… Le livre d’Hélène Constanty paru aux éditions Fayard, interpelle tous les Corses face à une nouvelle menace : celle de la pression immobilière. Les golfes et les criques sont de plus en plus bétonnés par des promoteurs sans scrupules et des célébrités au bras long, qui rêvent de piscines avec vue sur le large. Ces opérations se font souvent en violation de la loi Littoral de 1986. Elles bénéficient de la complaisance de maires trop faibles pour résister aux pressions, qui délivrent des permis de construire les yeux fermés, et de préfets à qui l’on a conseillé, en haut lieu, de laisser faire. Phénomène nouveau : le grand banditisme corse, qui a longtemps fait ses affaires hors de l’île, est désormais bien présent et blanchit des fonds d’origine douteuse, avec la complicité de certains nationalistes reconvertis, eux aussi, dans les affaires.

Le livre débute sur un épisode mettant en scène les associations de défense de l’environnement. Le ton est donné…

Une ceinture de vignes entoure le charmant village de Patrimonio, accroché à une colline au nord du golfe de Saint-Florent. Cette commune de 600 habitants, gérée par le maire radical de gauche Guy Maestracci, n’a jamais connu de plan d’occupation des sols (POS) ni de plan local d’urbanisme (PLU). C’est donc l’État qui y délivre les permis de construire. En novembre 2009, la préfecture a validé un projet qui n’est pas passé inaperçu : l’extension de la résidence « Les Marines du soleil ». Ce lotissement de 120 appartements, construit dans les années 1970, occupe un coteau couvert de maquis, en bord de mer. À six kilomètres du bourg historique, Les Marines du soleil sont bondées de touristes en été, mais aux trois quarts vides en hiver. En 2007, le promoteur Pierre Julien demande pour la première fois un permis de construire pour agrandir la résidence. Le préfet refuse.

Deux ans plus tard, une nouvelle demande est déposée : il s’agit de bâtir trente quatre appartements, répartis dans quatre immeubles bas dotés de garages. Les plans sont identiques à ceux du premier projet, l’architecte est le même. Seul le nom du dépositaire a changé. Cette fois, c’est Toussaint Marfisi qui fait la demande. Bingo ! Le permis est accordé. Il faut dire que Toussaint n’est pas n’importe qui. Cousin du maire et l’un des gros viticulteurs de Patrimonio, il exploite douze hectares plantés de Nielucciu, un cépage corse qui produit un vin rouge rustique, commercialisé sous le nom de Clos Marfisi. Sa famille figure aussi parmi des principaux actionnaires de la SCI qui gère le lotissement actuel. U Levante, la plus combattive des associations insulaires de protection de l’environnement, alertée par un de ses militants locaux, dépose immédiatement un recours devant le tribunal administratif. Cette association indépendante, qui fonctionne sans subventions, joue le rôle de contre-pouvoir. Depuis sa fondation en 1986, elle a mené de nombreuses actions victorieuses devant les tribunaux. A son sens, le projet viole plusieurs dispositions de la loi littoral de 1986.  “Les Marines du soleil se situent à proximité du rivage, en bordure du défilé des Strette, et particulièrement sur un site protégé pour la qualité de sa faune et de sa flore. En outre, la loi interdit de construire en dehors des zones déjà urbanisées. Or, la résidence actuelle est constituée uniquement de logements : il n’y a aucun commerce, aucun service public”, observe son avocat Benoist Busson.

Au tribunal administratif de Bastia, qui juge l’affaire sur le fond le 2 décembre 2010, le climat est tendu. Plusieurs militants associatifs, dont Michelle Salotti, fondatrice d’U Levante et Pierre-Laurent Santelli, président d’ U Polpu (Le Poulpe), une association écologiste de Haute-Corse, sont assis sur un banc, au deuxième rang. L’audience touche à sa fin. Ils viennent d’entendre, satisfaits, le rapporteur public préconiser l’annulation du permis et s’apprêtent à se lever pour sortir de la salle. Devant eux, la partie adverse est accablée. La représentante de la famille Marfisi est accompagnée d’un homme vêtu d’un costume bien coupé, au poignet orné d’une imposante montre en or. Ce septuagénaire aux yeux noirs, c’est Louis Dominici, ambassadeur de France en Afrique dans les années 1980 et 1990. Intime de l’ex-ministre RPR Charles Pasqua et d’André Tarallo, l’ancien “monsieur Afrique” d’Elf Aquitaine, ce natif de Patrimonio a représenté la France au Cameroun, au Gabon et en Sierra Leone. Bref, il est un homme clé de la « Francafrique ». Aujourd’hui retraité, il continue de fréquenter assidûment les cercles du pouvoir économique et politique. Membre du conseil national du Parti de la nation corse (PNC), il est aussi l’un des francs-maçons les plus influents de Corse, présent chaque année au déjeuner du premier samedi d’août, qui réunit des dignitaires de toutes obédiences à l’auberge du col de Vergio.

Que fait-il dans la salle du tribunal ? Visiblement, il est impliqué dans le projet, bien que son nom n’apparaisse nulle part. Tout juste sait-on qu’il est propriétaire de terrains situés au-dessus des Marines du soleil. Si le permis est accordé à Marfisi, lui aussi pourra prétendre construire, dans la continuité de l’existant… À peine le rapporteur public a-t-il terminé sa lecture que l’ambassadeur se lève, se retourne et passe lentement entre les deux bancs en regardant un à un, dans les yeux, les représentants d’U Levante. La mâchoire serrée, il murmure : “Vous êtes des cadavres”. Les quatre militants ont déposé une main courante à la gendarmerie de Corte pour signaler l’incident. Louis Dominici nie avoir proféré ces menaces. “Ce projet me tenait à cœur, précise-t-il. Je m’y serais associé si le permis avait été accordé. Je trouve cette histoire scandaleuse. Si la loi s’applique, que les occupants du lotissement s’en aillent, qu’ils libèrent la colline de mon enfance !” Quinze jours plus tard, le tribunal a donné raison aux défenseurs de l’environnement. Après avoir suspendu les travaux en référé, dès février 2010, il a annulé le permis de construire. Mais les vaincus ne comptent pas en rester là. Ils ont fait appel du jugement.

Cette histoire, loin d’être anecdotique, est révélatrice des tensions à l’œuvre sur le littoral corse. Combien de temps encore l’île de Beauté résistera-t-elle à la spéculation immobilière ? Ses mille kilomètres de côtes sont restés jusqu’à présent remarquablement sauvages et préservés, en comparaison de la côte d’Azur ou des littoraux italien ou espagnol. Mais ses golfes et ses criques sont aujourd’hui l’objet d’intenses convoitises, de la part de propriétaires qui rêvent de transformer des terrains sans valeur en jackpot, de maires complaisants et de “people” au bras long qui rêvent de piscines avec vue sur le large. Le tout sous le regard de préfets à qui l’on a conseillé, en haut lieu, de lascia corre, de laisser faire. Bien souvent, ces opérations se font en violation de la loi littoral de 1986 qui organise, dans toute la France, la protection des espaces proches du rivage. Les élus des communes littorales sont soumis à des pressions très fortes, en raison du pouvoir dont ils jouissent en matière d’urbanisme : pouvoir d’accorder ou non des permis de construire, pouvoir de rendre constructibles des terrains en modifiant les plans locaux d’urbanisme… Bref, le pouvoir de transformer du maquis en or.

Publié avec l’autorisation de l’auteure Hélène Constanty est journaliste indépendante. Elle couvre l’actutalité corse pour L’Express depuis plusieurs années. Elle a écrit plusieurs livres, dont Internet, les nouveaux maîtres de la planète (Seuil, 2000), Le Lobby de la gâchette (Seuil, 2002), Warren Buffett, l’investisseur intelligent (Eyrolles, 2005) et, avec Vincent Nouzille, Députés sous influences (Fayard, 2006).

Aller sur le site de U LEVANTE

Colloque : Le double marché immobilier et foncier

Colloque : Le double marché immobilier et foncier

COLLOQUE MARCHE IMMOBILIER UNIVERSITE CORTELe Laboratoire Lieux, Identités, eSpaces, Activités (CNRS – Université de Corse) et l’Equipe d’Accueil Patrimoine et Entreprises organisent le vendredi 24 janvier 2014 un colloque placé sous le thème : «Le double marché immobilier et foncier». Il se déroulera au sein de l’amphi Ettori, UFR Droit, Campus Mariani à Corte.

Vendredi 24 janvier 2014 dès 9h00 Colloque « Le double marché immobilier et foncier » Amphi Ettori, UFR Droit, Campus Mariani, Corte

RÉSUMÉ Le double marché immobilier est une technique utilisée par des Etats caractérisés le plus souvent par une superficie réduite et une attractivité climatique, touristique ou fiscale pour encadrer les achats immobiliers ou fonciers par des ressortissants étrangers et permettre ainsi au tissu économique local de se loger à moindre coût. En effet, s’il peut être tentant, au premier abord, d’attirer des étrangers qui vont dépenser de l’argent et alimenter par voie de conséquence les revenus tirés du tourisme et de l’évasion fiscale, il existe cependant un risque important d’asphyxie du reste de l’économie, la multiplication des résidences secondaires impliquant le développement d’une activité essentiellement saisonnière, au détriment d’activités permanentes. Initié dans les Îles anglo-normandes, et utilisé selon différents variantes dans des régions du monde entier, le double marché constitue justement un rempart contre le dérèglement du marché dû à la spéculation et à la multiplication des résidences secondaire. S’il n’existe pas de technique comparable en droit français, l’analyse économique et géographique semble démontrer qu’il existe au moins en Corse un double marché de fait. La question se pose dès lors de savoir s’il pourrait accéder au droit. Il conviendra pour cela d’examiner, sous l’angle économique d’abord, son efficience réelle, puis d’analyser sous l’angle juridique les problèmes constitutionnels et européens qui pourraient conduire à y renoncer. Ces difficultés risquant de se révéler rédhibitoires, des alternatives peuvent néanmoins être proposées afin de lutter contre la spéculation immobilière et foncière.

Responsables scientifiques Caroline Tafani, maître de conférences en géographie (UMR CNRS 6240 LISA) Guillaume Kessler, maître de conférences en droit privé (EA Patrimoine et Entreprises)

PROGRAMME
9h00 : Ouverture du colloque : Paul-Marie Romani, Président de l’Université de Corse, Représentant de la CTC (à préciser), M.A Maupertuis, Directrice de l’UMR CNRS 6240 LISA, Claude Saint-Didier, Directeur de l’EA Patrimoine et Entreprises.
I-L’INSPIRATION DU DOUBLE MARCHÉ IMMOBILIER ET FONCIER Sous la présidence de Jean-Yves Coppolani,Professeur d’histoire du droit
9h30 : Le double marché en droit comparé Guillaume Kessler (Maître de Conférences en Droit privé)
10h00 : Le double marché de fait en Corse, discussion à partir des prix du foncier agricole Sauveur Giannoni (Maître de Conférences en Sciences économiques) Caroline Tafani (Maître de Conférences en Géographie)
10h30 : Questions/débat avec l’auditoire
II- L’ASPIRATION AU DOUBLE MARCHÉ IMMOBILIER ET FONCIER Sous la présidence de Paul-Marie Romani, professeur de sciences économiques
11h00 : Effectivité économique d’un double marché résidentiel en Corse : perspectives théoriques et identification M.A Maupertuis (Professeur Sciences économiques) Dominique Prunetti (Maître de Conférences en Sciences économiques)
11h30 : Pression foncière et politique de double marché : tentative de clarification théorique Antoine Belgodere (Maître de Conférences en Sciences économiques)
12h : Questions/débat avec l’auditoire
14h00 : Les obstacles constitutionnels à l’établissement d’un double marché Fabien Hoffmann (Maître de Conférences en Droit public)
14h30 : Les obstacles européens à l’établissement d’un double marché Olivier Clerc (Maître de Conférences en Droit public)
15h : Questions/débat avec l’auditoire
15h30 : Double marché ou autres dispositifs juridiques : une expérience communale Lionel Mortini (maire de Belgodere) Débat animé par André Fazi (Maître de Conférences en Science politique)

Contacts : Corinne IDDA
UMR LISA
idda@univ-corse.fr

Jeanne LALEURE
Equipe d’Accueil Patrimoine et Entreprises
04 20 20 21 64
laleure@univ-corse.fr

Télécharger le programme

Contes autour des légendes de Corse samedi à Cozzano

Contes autour des légendes de Corse samedi à Cozzano

conférence Contes Cozzano

A Casa Dipartimintali di u libru, en partenariat avec la bibliothèque départementale de prêt de la Corse-du-Sud et la commune de Cozzano , vous convient le samedi  21 décembre  2013, à partir de 14h30, à une après-midi contes autour des « Légendes de Corse » animée par Francette ORSONI.

S’en suivra une conférence tout public « Un regard sur la tradition orale Corse ».

Pour tout renseignement et autre actualité, vous pouvez consulter le site de la Bibliothèque de la Corse du Sud http://biblio.cg-corsedusud.fr/

Balagna, Belgudè, PLU et permis, rien ne va plus

Balagna, Belgudè, PLU et permis, rien ne va plus

Du PLU illégal aux PC accordés : rien ne va plus

BELGODERE travaux novembre 2013

Des terres agricoles de fortes potentialités disparaissent

Le 4 mai 2013, le maire de Belgudè approuve le PLU de sa commune après une enquête publique au cours de laquelle les observations de U Levante n’ont pas été prises en compte par la commissaire enquêtrice, ni mentionnées dans son rapport. Mais l’État, au vu des nombreuses et graves illégalités de ce document en demande son retrait (recours gracieux pouvant être suivi d’un recours contentieux). Le maire obtempère et retire le PLU le 7 octobre 2013. Celui-ci aura donc été appliqué pendant 5 mois… pendant lesquels le maire est souverain dans sa commune en matière d’urbanisme et donc peut accorder des permis de construire ! Et il y en a eu, dont un qui n’est pas n’importe lequel !

Ainsi, sur la frange littorale, en limite de commune, en bordure de la RN 197, au niveau du complexe Bellambra, la commune est propriétaire d’un terrain à forte potentialité agricole, donc inconstructible en application des textes règlementaires. Qu’à cela ne tienne, le zonage UT (=Urbanisable touristique) du POS devient zone UD constructible du PLU. Et un permis de construire déposé par la commune est délivré le 15 mars 2013 et ce sans consultation de la commission de consommation des espaces agricoles ( CCEA), saisine pourtant obligatoire. Un permis modificatif est accordé le 13 août pour division du terrain et modification de la hauteur des constructions de 7 mètres à 9 mètres alors que celle-ci est limitée à 7 m aussi bien au POS qu’au PLU arrêté. Puis, le 26 septembre, un transfert partiel du PC est effectué au profit de la SCI E Caselle représentée par M. Firroloni.

Etabli sur un terrain de 18 892 m2, le projet consiste en la création d’un pôle commercial organisé autour d’une piscine et d’une place où pourront être avoir lieu des spectacles. Ces constructions vont développer sur le site un pôle urbain d’animation et de commerces, facteur de déséquilibre avec le village condamné à court terme à devenir un pôle secondaire. La surface hors œuvre nette (SHON) de ce projet de commerces est de 993,87 m2, juste en dessous de la limite de 1000 m2 pour ne pas être soumis à l’autorisation de la commission départementale d’aménagement commercial.

La commune a de bons conseils en matière d’aménagement…

L’Etat, sollicité par U Levante, nous a dit que le PC initial était « passé entre les mailles du filet » mais qu’il avait déféré le permis de construire transféré à la SCI E Caselle… En attendant, les travaux vont bon train et de nouvelles terres agricoles disparaissent.

BELGODERE zonages

Principales illégalités du PLU révisé

Des zonages N1 (= Naturel) permettent une trop grande extension des constructions existantes et englobent des parcelles non construites rendant bien difficile le refus de construction. Alors que la densité de constructions a déjà été très importante au cours des dernières années, que les résidences secondaires représentent environ 70% du parc de logements global, le PLU envisage encore « 50 constructions à vocation permanente et 115 en résidences secondaires ». Il rend de grandes superficies constructibles en espaces proches du rivage et crée de vastes zonages U (= Urbanisables) destinés à un habitat résidentiel. De plus, des zonages U et AU ne sont pas des zones urbaines et ne sont pas en continuité de l’existant. Enfin, des zonages U ou AU sont superposables à des terres de fortes potentialités agricoles en contradiction avec leur protection légale. Cerise sur le gâteau, la révision du PLU n’est pas passée en Commission de consommation des espaces agricoles, saisine pourtant obligatoire.

Si vous voulez en savoir plus sur laprotection de l’environnement en Corse, allez sur le site de U LEVANTE :

http://www.ulevante.fr/balagna-belgude-plu-et-permis-rien-ne-va-plus/

L’Université de Corse participe au 15ème Festival du Film Italien d’Ajaccio, du samedi 12 au dimanche 20 octobre

L’Université de Corse participe au 15ème Festival du Film Italien d’Ajaccio, du samedi 12 au dimanche 20 octobre

AJACCIO - FESTIVAL du FILM ITALIEN 2013Le Festival du Film Italien d’Ajaccio fête cette année son 15e anniversaire. A cette occasion, de nombreux films seront proposés au public du 12 au 20 octobre 2013, au Palais des Congrès d’Ajaccio. Ces films sont classés en deux catégories : la section « Panorama », et la section « Compétition ». Cette dernière permet à un jury de récompenser le meilleur film du Festival, ainsi que les interprètes masculin et féminin. Le public est également invité à remettre son propre prix. Le Festival compte désormais parmi les plus importants de l’île, et le public s’élargit d’année en année.

Du samedi 12 au dimanche 20 octobre 2013
15ème festival du film italien d’Ajaccio
Palais des Congrès d’Ajaccio

Le Festival et l’Université de Corse ont décidé de renouveler une fois de plus le « jury des étudiants ». Les quatre étudiantes de ce jury, coordonnées par Fabien Landron, visionneront tous les films en compétition. Elles devront fournir un travail d’analyse et de critique des oeuvres. Elles remettront, lors de la soirée de clôture, un prix au réalisateur film qu’elles auront préféré.

Comme tous les ans, une sortie pédagogique d’une journée sera organisée pendant le Festival. Elle aura lieu le mardi 15 octobre et permettra à tous les étudiants des filières LLCER ( Langues, Littératures et Civilisations Etrangères et Régionales) Italien et LEA (Langue Etrangère Appliquée) Anglais-Italien d’assister à la projection de trois films en VOST :

  • 10h : « Salvo » de Fabio Grassadonia et Antonio Piazza, en présence des réalisateurs (Grand Prix de la Semaine de la Critique, Cannes 2013) ;
  • 14h : « Io e te » de Bernardo Bertolucci (adaptation cinématograhique du dernier récit de Niccolò Ammaniti) ;
  • 16h15 : « Gli equilibristi » d’Ivano De Matteo (Prix David Di Donatello du Meilleur Acteur pour Valerio Mastandrea).

Après la projection de chaque film, l’enseignant Fabien Landron, chargé des cours de Civilisation de l’Epoque Moderne et Contemporaine en Licence 2 et Licence 3 (Histoire du Cinéma et Cinéma et Société), procèdera à une analyse du film, ainsi qu’à un mini-débat au cours duquel chacun émettra un avis. Fabien Landron prend également part au comité de sélection des films.
Enseignants responsables : Fabien Landron, Fabienne Malpelli
Programme et horaires des projections sur www.iffa.fr